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TRAVERSEE. DETROIT .DE .GIBRALTAR .AU. MAROC (SAFI)

 

Dimanche 12 Novembre 2006

Ca y est les amarres sont à nouveau larguées. Nous nous lançons à l'assaut de l'Atlantique, cette fois c'est bon nous abandonnons la Méditerranée.

Le départ se fait de nuit.

 

C'est toujours très impressionnant la nuit ; tout est éclairé et on est pas toujours sûr de ce que l'on voit. Nous sommes partis avec nos amis qui nous suivent de près. Norbert a bien vérifié que nous partions avec la marée favorable, sinon ce serait galère de sortir avec les courants contraires. La sortie du détroit se passe très bien avec nos quatre paires d'yeux attentives aux cargots qui nous entourent. C'est super sympa car nous avons le laisir de naviguer les 1ers milles nautiques avec Phébus qui au grand damme de Norbert nous passe devant.

 

Oh!! mais pas pour longtemps car Norbert lance son génois, et c'est parti, nous voilà filant vers la côte marocaine. Nous distançons Phébus, et l'écart se creuse de plus en plus, il faut dire que l'Alchimiste se comporte comme un poisson dans l'eau !!

Nous voyons nos amis au loin, et apparemment , ils ont choisi de se rapprocher un peu plus des côtes pour naviguer ; Norbert a horreur d'être près des côtes !

La nuit tombe, nous voyons derrière nous les feux de navigation de Phébus ; et nous avons encore pour pour l'instant un contact VHF. Ils ont évités pas mal de filets dérivants.

 

Le vent tombe à 23h ;nous sommes obligés de mettre le moteur ; et c'est reparti pour un séance de nuit à la barre. Je n'aime pas la nuit, je veux dormir "non stop". C'est trop dur de lutter contre le sommeil, c'est une véritable torture ; je ne sais pas comment font les avigateurs en solitaire. Je m'octroie, il faut bien le dire qques petits assoupissements mais quel flip quand on se réveille, on a l'impression que tout le monde vous regarde !! Bon enfin, c'est pas si dramatique que çà, ne vous inquietez pas, on y arrive quand même.

Le plaisir , c'est le matin quand on voit le soleil se lever et que l'on sait que l' on a une journée devant nous.

Les journées sont rythmées, c'est peut-être un bien grand mot, on va dire marquées par le repas de midi, les somnolences, les discussions, les divers grignotages et les essais de pêche. Alors là, certains vont bien rigolés, car depuis que nous sommes partis, nous n'avons rien péchés, si ce n'est 2 sachets en plastique !

 

Le plaisir le plus intense, c'est le rencontre avec les animaux. Sur ce trajet nous avons encore eu la joie d'avoir la compagnie de dauphins, 6 ou 7,et d'un animal plus gros celui-ci, je ne sais pas ce que cela était (si nos infos sont bonnes, ce serait un cachalot !), mais nous l'avons approché. Nous pensons qu'il dormait car lorsque nous avons été assez prêt, il a plongé en faisanr bien ressortir sa nageoir dordale et sa queue, c'était super.

 

 

Mardi 14 Novembre 2006

Au bout de 2 jours, nous nous approchons du lieu d'escale désigné mais nous avons complètement perdu le contact avec nos amis.

Hier, le 13 Novembre, cela a fait 1 mois que nous sommes partis de Gruissan.

Nous ne savons toujours pas si ce port accueille les plaisanciers et personne ne nous répond quand nous lançons un appel à la VHF. Nous croisons plein de petits bateaux de pêcheurs, et d'ailleurs Norbert en interpelle un pour lui demander des infos. Nous ne sommes pas sûrs de s'être bien fait comprendre mais ils nous disent que l'on peut aller à Safi.

L'air de rien, ils nous montrent leur pêche ; il ont un espadon, qques bonites et autres, et nous rien.

Ils ouvrent des yeux grands comme des billes quand ils voient Cannelle sur le pont ; en effet je ne crois pas qu'il aient l'habitude de voir ce genre d'animal sur un bateau ; et ils n'ont pas vu Incognito !