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TRAVERSEE . D'ALMERIMAR . A . GIBRALTAR
Vendredi 03 Novembre 2006
La traversée n'a pas été agréable !
Au départ petit vent d'Est tout à fait agréable.
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Nous nous installons pour grignoter car JE nous a préparé un bon petit repas avant de partir. |
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Chacun s'installe de son côté, les enfants essaient de travailler un peu, moi à la lecture et le skipper toujours à l'affut.
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Nous scrutons l'horizon, aucun animal ne vient nous faire coucou, et la nuit commence à s'installer.
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Les vagues ont déjà commencé à se former, nous les avons au 3/4 arière et nous surfons ; pour l'instant, tout va bien.
Comme d'hab. Flo et Jean débutent leur 1/4, Jean et moi allons au dodo.
A 01h00, je suis réveillée par le bruit du moteur (qui est juste à coté de notre cabine) ; je me lève, c'est notre heure. Je me prépare : chaussettes, sweet, pull, écharpe, veste et je suis à mon poste
Il n'y a pas assez de vent et trop de vagues pour continuer à naviguer seulement à la voile ; le grand malheur dans tout çà, c'est qu'il va falloir barrer, et zuuut...
Je m'accroche à la barre, et je n'exagère pas en utilisant ce mot ; les vagues sont tellement fortes, qu'il faut sans arrêt compenser ; bonjour les épaules. Une heure et demie après je demande à Jean de me remplacer car j'ai le dos tout crispé et tout endolori.
Jean-Emmanuel n'est pas très motivé ce soir ; mais il se concentre quand même sur le compas de route pour garder son cap. Il remplit le journal de bord, et nous échangeons nos rôles comme çà jusqu'à 5h du mat; heure à laquelle nous nous empressons de réveiller Norbert.

Je n'ai pas le coeur à réveiller Flo ; je reste donc à la dispo du skipper en chef.
Je vais m'allonger sur la couchette du carré, mais j'ai toutes les peines du monde à rester à l'horizontal tellement çà secoue.
Le petit matin se lève enfin mais il fait tout gris, qques rayons de soleil arrivent un peu à percer, mais c'est fugace.
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Les vagues sont toujours là, et à notre plus grand bonheur un couple de dauphins viennent nous dire bonjour !! |
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Norbert et moi nous calons tous les deux, pour nous réchauffer,et attendons que le soleil veuille bien faire une apparition. Nous distinguons au loin les côtes de Gibraltar et avec elles une "tripotée" de gros bateaux.



Les enfants sont lévés, et nous sommes tous à guetter le cargot qui nous fera changer notre route. En fait tous les bateaux que nous distinguions au loin sont tous au mouillage.
Il y en a partout.
Nous entrons enfin dans la baie de Gibraltar, et heureusement car le vent se lève, et avec lui, la pluie.

La marina que nous avions choisie n'existe plus, elle est en travaux. Le jeune homme du quai de gasoil téléphone gentiment à l'autre, juste en face, mais il n'y a plus de place , tout est plein.
Il nous explique dans un anglais, que j'ai du mal à comprendre, (car je sens derrière un léger accent espagnol) qu'il va téléphoner à la marina QUeensway.
Tant mieux, car nous y sommes accueillis gentiment. Sur le quai il y a au moins 3 bateaux francais ; tout le monde est très sympa.
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Tous les papiers sont faits ; les anglais vérifient tout, même les passeports des animaux.
Une bonne douche bouillante, et nous faisons un petit tour dans "Main street", rue pietonne, mais tout est fermé.
Au dodo.