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GIBRALTAR - ALGECIRAS -
Gibraltar
Samedi 04 Novembre 2006
Nous avons un peu fainéanté ce matin, mais c'est tellement bon !!
Nous nous inquiétons pour nos amis du "Phébus" car ils sont partis un jour plus tard que nous d'Almérimar et la météo n'est pas bonne du tout depuis que nous sommes arrivés.
C'est vraiment un temps anglais ; gris et pluie.
Vers 11h, nous faisons un appel VHF pour essayer de les contacter, car nous ne savons même pas si ils sont partis ou pas.
Tout va bien, ils nous répondent qu'ils vont entrer dans la baie. Ils arrivent apparemment bien contents de mettre pied à terre.
Nous les invitons à venir nous raconter leur traversée autour de quelques chips et d'un petit muscat.
Nous ne mettons pratiquemment pas le nez dehors, il pleut toute la journée.
Dimanche 05 Novembre 2006
Toujours gris, c'est assez étonnant, nous sommes au fin fond de l'Andalousie et nous avons un temps d'Angleterre. Pluie, pluie et re-pluie.
Je convains les enfants que c'est le temps parfait pour travailler même si nous sommes dimanche; je ne sais pas si ils m'ont cru !
Journée calme, rien de spécial.
Lundi 06 Novembre 2006
Franck, Norbert et moi partons à la recherche du seul shipshandler qu'il y ait ici : Shepard. Nous l'avons trouvé, mais malgré l'absence de TVA, les prix sont aussi chers que chez nous.
Nous le constatons d'ailleurs dans les autres magasins, le supermarché, entre autres. Nous y faisons quand mêmme qques courses.
Par contre en ville, nous remarquons le nombre impresionnant de magasins d'alcools et de tabacs.

L'après-midi nous restons au chaud dans notre petit cocon flottant.
Florianne a une envie folle de crèpes ; moi, j'adore les manger , mais je n'aime pas les faire. Florianne se dévoue avec Sarah. Super ! ! Soirée crèpes.
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Tout le monde arrive chez nous et nous nous installons autour de la table. |
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Il parait qu'il faut manger léger le soir ? |
Mardi 07 Novembre 2006
Journée pluvieuse, une de plus !!
Journée, rien de particulier, rien à dire .
Nous avons quand même étudié la météo (enfin surtout Norbert) ; et à priori il en ressort que nous pourrions partir de cet endroit tristounet jeudi 09 novembre.
Mercredi 08 Novembre 2006
Il est prévu qu'aujourd'hui, le temps se dégage ; nous irons donc voir les singes en haut du rocher cet après-midi.
Pour ce matin, il s'agit de réapprovisionner un peu "le navire" en vue de la traversée sur les Canaries.
Le supermarket est assez loin ; nous voilà partis, Norbert, moi et la "charriotte" dans sa direction. Nous voilà revenus chargés comme des ânes.
Nous mangeons rapidement car nous avons hâte d'affronter nos cousins.
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Nous prenons le téléférique avec nos amis ; |
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vue superbe de la haut ; je zoom sur le bateau |
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où normalement Cannelle doit nous attendre bien sagement.
Dès notre arrivée, un singe nous attend en équilibre sur la rambarde et accueille les touristes d'un oeil presque amusé. On nous a averti, qu'il ne fallait surtout pas ouvrir son sac, et le tenir bien serré sur son ventre.

Ca ne rate pas ; une dame sexagénaire tourne le dos au singe en question, ni une ni deux , celui-ci s'empare du sac à main ouvert et tire dessus prêt à partir avec. Il ne se doutait pas que la mamie tenait certainement à son sac, et d'un tourniquet sur elle-même, désarme l'animal.
Nous avons droit dans le prix du ticket à un guide audio qui nous raconte un peu l'histoire du rocher. En bon élèves que nous sommes tous, nous écoutons attentivement les explications. Je vois bien que certains zapent la moitié et sont surtout attirés par ces bestioles qui n'hésitent pas à s'agripper à la chemise d'un bonhomme pour lui piquer sa tablette de chocolat qu'il a eue la bonne idée d'ouvrir en plein milieu avec le froissement du papier qui va bien pour les attirer. Je crois qu'il n'a pas eu le temps de savoir si sa tablette était bonne ; mais à en voir le singe qui la dévorait seul sans partager, elle avait l'air excellente.

Nous nous écartons un peu et arrivons sur une horde de singes en train de s'épucer, de poser, de manger (ils adorent apparemment les oignons). Ici, il y a des familles ; c'est assez rigolo, mais il y des males dont on s'écarte facilement sans demander son reste.
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Florianne et moi nous dirigeons vers le téléférique et nous arretons au milieu de la route captivés par un bébé complétement "histérique" qui saute partout, se loupe en s'acrochant à la barre, saute sur le dos de son père... ; on dirait qu'il nous fait l'attraction.

Tout d'un coup je sens une grosse masse sur mon dos, me frôle le coup, et passe sur celui de Flo. Je crois qu'il a eu plus peur que nous lorsqu'il a entendu nos cris à l'unisson. A ce moment là, je ne sais pas qui était les plus histériques, mais j'en ai une vague idée. Ce n'est pas la peine de vous préciser que bien sûr tout le monde était hilare.
Le retour est sympa car nous descendons à nouveau par le téléf, et les sensations sont bien agréables, deplus on surplombe tout.
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Cette sortie nous a bien revigoré, en plus nous savons que le lendemain nous remettons les voiles.

De retour à la marina "Queensway", un agent du port nous accueille avec un sourire et son bon accent anglais et s'exclame : " Oh !! the family return !!". A cet instant, il me sembe avoir compris, et vous ??
Et oui, la bonne chienne Cannelle a encore fait des siennes !!!! Il nous explique (tout ça en anglais, bien evidemment, mais je ne vais pas vous le faire en VO) que Cannelle est tombée ou a sauté, je ne sais pas, dans l'eau ; qu'elle est remontée (je ne sais pas comment )sur le quai, qu'elle est partie dans la ville nous chercher, et qu'un monsieur du port bien gentil l'a poursuivie en voiture pour nous la ramener. Je ne sais pas comment elle ne s'est pas faite écraser, car à en croire l'anglais, ça klaxonnait de partout.
Toujours est-il qu'ils l'ont remontée sur le bateau, (sans passerelle, car nous l'avions enlevée pour la dissuader de descendre,...tu parles! ) et l'ont attachée pour ne pas quelle réitère,en attendant notre retour.
Dès qu'elle nous a vu, elle était comme folle, à sauter partout. Avec Norbert nous nous sommes dits qu'il fallait certaiement s'attendre à d'autre péripéties de ce genre ; on commence à avoir l'habitude.
Pour remercier ces aimables personnes nous leur avons offert du bon vin rosé francais, ils étaient contents.
En vue du départ du lendemain pour normalement 7 à 8 jours , je prépare le repas du midi et du soir, car ce n'est pas facile de cuisiner en navigation.
Nous envoyons un mail à tout le monde pour avertir de notre départ et au dodo, car le lever est prévu pour 06h et le départ pour 08h00.
Jeudi 09 Novembre 2006
Nous nous levons sans problème, mais je vois un air d'inquiétude sur le visage de Norbert. En effet le vent s'est levé et souffle assez fort.
Il reprend la météo, et effectivement le vent souffle avec force 6 avec des claques prévues à force 8. La décision est prise, nous ne devons pas partir aujourd'hui, mais dimanche (Inchallah).
Nous décidons quand même de nous échapper de l'Angleterre et d'aller de l'autre côté de la baie du côté espagnol, à Algeciras.
Nos amis "Phébus" ont pris la même décision de rester, mais eux restent chez les Inglish.
Nous larguons les amarres, et sortons du port.
A peine le bout dehors, hors du port, on ressent bien la force du vent. Sans voile, seulement au moteur nous gitons sous l'effet des risées. A ce moment là, nous sommes contents de ne pas être partis affronter le détroit de Gibraltar, réputé pour être hyper dangereux pour ses courants, l'énorme trafic, et le cap de Tarifa avec ses vents connus de tous les winds-surfers.
Nous nous dirigeons vers notre "Real Club Nautico de Algeciras" que nous avons contacté par radio et qui accepte de nous recevoir à un prix de moitié inférieur aux anglais avec eau et electricité compris (contrairement à marina Queensway)
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Le malheur pour nous c'est que depuis un an ils ont fait des travaux et que l'entrée n'est absolument pas là où l'on croit qu'elle est, mais on ne le sait pas encore.
Très sûr de nous, nous nous dirigeons vers notre nouvelle destination ballotés dans tous les sens, et le terme est un peu leger. Les vagues bien que dans la baie sont grosses et surtout elles sont en vrac ; les marins disent souvent qu'ils naviguent dans une véritable marmite où ça bouillonne ; c'est vraiment le cas.
Nous entrons dans le
port, et constatons que nous sommes entourés de ferries, de porte-containers
..etc... Norbert vérifie sur ses cartes, et il confirme que nous y sommes
presque, au fond à droite.
Tout à coup nous entendons un grosse corne de brume derrière nous (je pousse mon petit cri) ; apparemment nous génons un ferry venant des Baléares. Une pilotine vient à notre rencontre et nous explique tant bien que mal que nous n'avons pas à être là, qu'il faut ressortir, faire le tour..etc..etc.
Norbert est enervé, on n'a pas la carte à jour.
La pilotine, voyant
que nous sommes perdus, décide de nous guider jusqu'à bon port.
Nous voilà à nouveau dehors, "bringuebalé" de droite à gauche, les vagues sont encore pire que tout à l'heure et nous sommes presque trempés. Effectivement nous faisons pratiquement 1 mile de plus.
Algéciras
Enfin nous arrivons, nous soufflons, mais nous ne sommes pas au bout de nos peines. Je ne vais pas rentrer dans les détails, mais nous nous sommes ratés sur la manoeuvre d'accostage :vent fort, quai sous le vent, amarrage en marche arrière et pandilles.
Les papiers sont faits, et à notre agréable surprise, la structure d'accueil est neuve. Heureusement ça nous console, car on nous avait déconseillé ce port pour sa vétusté.
Nous contactons nos
amis qui sont restés en face et leur disons que de notre côté
il y a du soleil. Ils viendront nous rejoindre demain.
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L'après
midi est cool,
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Il y a ici un peu l'ambiance de Gruissan, c'est à dire soleil et vent.
Ce soir nous irons certainement nous balader.
A demain.
Vendredi 10 Novembre 2006
L'amarrage a apparemment été correct car nous avons très bien dormi ; réveil à 09h00.
Pendant que les enfants W, Norbert et moi allons en éclaireur en ville à la recherche d'1 cybercafé comme d'hab.
Nos amis arrivent enfin.
Samedi 11 Novembre 2006
Nous allons faire un tour dans la ville d'Algéciras. Nous trouvons beaucoup de boutiques qui vendent des billets pour faire la travervée jusqu'à Tanger ou jusqu'à Ceuta en face, au Maroc.
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Nous nous arrétons dans le cyber pour prendre la météo qui doit confirmer notre départ pour le lendemain.
A priori nous ne pourrons pas aller aux Canaries d'une traite car au milieu du chemin, un gros coup de sud est prévu, et il vaut mieux s'abriter dans un port.
Mais quel port choisir ?
La côte marocaine est réputée pour être assez dangereuse et, nous n'avions absolument pas prévu d'escale au Maroc. Les infos que nous récoltons sur le net ne nous précisent pas si les ports en question peuvent accueillir des plaisanciers ou pas.
Notre choix se pose sur Safi, mais nous ne voyons pas de marinas. Nous verrons bien.
Pour fetêr notre départ nous décidons d'aller manger des tapas au club nautique qui nous accueille, les prix défient toute concurrence.
En effet, le repas a été fameux (5,00 par personne). Il faut se coucher car demain départ pour 06h00 du matin.